Lilian Thuram tacle Solal Sarkozy  posté le lundi 18 janvier 2010 14:39

Blog de ricardburton :Ricard Burton, Lilian Thuram tacle Solal Sarkozy

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Toujours prêt à exposer son point de vue sur des événements et des pensées qui le dépassent, c'est très gentiment que Lilian Thuram a bien me rejoindre pour une courte interview sincère et sensible.

 

RICARD BURTON: Lilian, vous êtes la caution intellectuelle des champions du monde 98, que pensez-vous de la tragédie survenue à Haïti ?

 

LILIAN THURAM: Je ne sais pas Ricard, je n'ai pas la télévision.

 

RICARD BURTON: Comment faites-vous donc pour apprécier votre amie Karine Le Marchand depuis la rentrée sur M6 ?

 

LILIAN THURAM: Nous avons établi un pacte entre nous. Je ne regarde pas ses émissions et elle ne me regarde pas quand je passe à la télé. Elle me dit que je fais trop de fautes de français. De mon côté, je lui dis qu'elle ne sait pas bien tacler.

 

RICARD BURTON: Elle a raison, très souvent, à chaque phrase presque, vous écorchez la langue française. Pourtant la petite lucarne semble friande de vos régulières interventions. Pensez-vous que nous devons nous inquiéter pour le niveau global du journalisme ?

 

LILIAN THURAM: Sans ambages, oui. Si j'en suis là, c'est que j'ai décidé de prendre des cours pour apprendre à parler posément et à m'exprimer sur le racisme et l'intégration. Il y avait une place à prendre, laissée vacante par Montand puis Bruel et consorts, Darmon et aujourd'hui d'autres. C'est Michel Onfray qui le premier m'a conseillé de porter des lunettes afin que mon discours s'épaississe et que les gens commencent à m'écouter.

 

RICARD BURTON: De dire des lieux communs à longueur de journée, n'est-ce pas fatigant? Cela fait près de dix ans que vous ressassez sans relâche les mêmes choses aux mêmes personnes. Vous ne servez pas à grand chose et pourtant on veut vous utiliser comme modèle: le type réfléchi et intégré qui sait causer dans le calme, exposer ses idées convenues sans s'énerver.

 

LILIAN THURAM: Je préfère être qui je suis plutôt que le petit fils de Nicolas Sarkozy qui n’aura d’autre avenir que de reprendre les rênes de Darty.

 

RICARD BURTON: Pour en revenir à la polémique lancée par Georges Frêche...

 

LILIAN THRURAM: Je vous coupe tout de suite Ricard, je suis socialiste de coeur et ce qu'a dit Monsieur Frêche est tout à fait recevable. Pourquoi donc y a t-il tant de gens de couleurs dans l'équipe nationale de football ? Parce qu'il est vrai qu'il y a beaucoup de blancs extrêmement performants que la FFF ne préfère pas voir sur les terrains. Le football est avant tout une affaire de banlieues et de cités. Le parisien, par exemple, n'est pas intéressé par ce sport car soit il est trop collectif ou parce que tout simplement il n'a pas le temps de regarder la télé trop occupé qu'il est au travail pour payer le loyer superficiellement trop élevé de son petit appartement dans la capitale. Du coup, la cible, c'est le jeune de cité. Celui-là même qui a le temps, qui va se mettre la misère pour s'offrir un t-shirt floqué du nom de son idole, regarder cent fois un but sur youtube et qui va investir dans le jeu de foot pour console. Et si ce jeune de cité voit évoluer une équipe de blancs sur le terrain, vous pouvez être certain qu'il ne va pas se sentir concerné et que donc, il ne va pas dépenser. ON fait croire que l’on s’intéresse à eux mais en vérité, on leur vole le peu d’argent qu’ils ont.

 

RICARD BURTON: Le football est donc raciste monsieur Thuram ?

 

LILIAN THURAM: Pas vraiment Ricard, il s'adapte à son temps. Tout comme Luc Besson à choisi de produire des films médiocres à destinations des banlieues, car au fond il les méprise, le foot veut s'adresser d'abord à son public et c'est tout aussi simple que cela.

 

RICARD BURTON: Et donc Eric Zemmour et son parallèle avec la traite des noirs ?

 

LILIAN THURAM: L'existence de ce type est pathologique de notre époque Ricard. Entre bonne pensée et le dégommage à tout prix. Il n'y a pas de juste milieu. Dommage pour lui car tout à fait entre nous, s'il n'était pas juif, j'irais bien à Méribel avec lui dévaler quelques pentes et savourer quelques raclettes.

 

 

* Interview réalisée avec Lilian Bithure.

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Pape Diouf signera à l'OL en 2009  posté le mardi 22 juillet 2008 15:23

Blog de ricardburton :Ricard Burton, Pape Diouf signera à l'OL en 2009

RICARD BURTON: Pape Diouf bonjour et merci de venir nous dire bonjour, depuis le temps que je voulais cette interview, que nous vaut cette petite visite ?

PAPE DIOUF: J'ai pris la décision la plus importante et la plus colossale de ma carrière. Cette année sera ma dernière à la tête de l'Olympique de Marseille, enfin presque. A partir de l'année prochaine et sur demande du président Aulas, je prendrai sa place à Lyon. Je mettrai son costume, ses chaussures, son peignoir. Si je puis dire évidemment.

RICARD BURTON: Comment cela est-il possible ? Vous rendez-vous compte de la bombe que vous lancez alors qu'il vous reste un an à honorer sur la Canebière ?

PAPE DIOUF: Justement, vous ne pensez pas que j'y ai réfléchi Ricard ? Je me suis entretenu avec les supporters. Nous avons eu un dialogue sain et adulte. Evidemment cela ne leur a pas plu au début. Mais ils ont vite accepté notre projet avec l'Olympique Lyonnais. Si je vais chez les gones, c'est pour marquer une période de transition et amener le groupe à se transformer. Maintenant que j'ai mis en place une solide équipe au talent offensif indiscutable à Marseille, que la défense va cette année se renforcer et que j'ai mis à la tête de l'équipe un entraîneur parti pour rester, je peux partir tranquille, faire la même chose à Lyon. Il y a un potentiel qui n'est plus à prouver à présent dans cette équipe. Ce qui lui manque surtout, c'est de l'amour. Cette équipe a un déficit passionnel rapport à Marseille ou même le PSG. Lorsque nous vendons dix maillots de Ziani ici, il s'en vend un de Benzema là-bas. L'année prochaine je devrais remédier à ceci. Nous tâcherons de gagner avec panaches, et des buts. Et nous ferons aussi un entraînement de supporters. Il faut absolument qu'ils deviennent plus passionnés, qu'ils brutalisent un peu plus. Il faut qu'il y ait de la ferveur aux abords du stade vous comprenez ? Nous avons commencé à poser les bases déjà un peu plus sérieusement cette année avec Ben Arfa. Nous avons fait monter la sauce pour que les supporters Lyonnais deviennent un peu plus vivants. Ils ont la clef, je pense, pour que leur équipe soit enfin aimée comme elle le mérite. Moi je l'aime immensément, ce n'est pas par hasard que j'ai accepté la proposition du Président Aulas. Mais vous savez, il y a bien plus derrière tout ceci.

RICARD BURTON: Effectivement Pape, j'en ai entendu parler. Mais devant l'immensité de la rumeur, je préfère que vous nous en parliez.

PAPE DIOUF: Mais avec grand plaisir mon cher ami. Premièrement et comme peuvent le faire des grandes entités telles que GDF et Suez en fusionnant , nous allons faire la même chose. D'ici trois années, l'OM et l'OL vont fusionner pour donner une seule et même équipe. Si nous voulons tutoyer les cimes des championnats européens, si nous voulons nous acheter des brésiliens, des argentins, si nous voulons conserver nos meilleurs joueurs dans le championnat, nous nous devons de fusionner et faire tronc commun pour avoir un budget en adéquation avec nos objectifs.Le supporters devront s'acclimater évidemment à ce rapprochement, ce ne sera pas facile mais je sais que lorsque nous ferons jeu égale que Manchester United et que nous planterons dix buts au Real, ils verront la vie autrement. Cette équipe se prénommera l'OML, prononcer L'Omèle. En plus nous aurons la chance d'avoir deux stades, ce qui nous permettra d'accueillir bien plus de public au final.

RICARD BURTON: Et le Président Aulas va donc vous laisser la clef de l'équipe et de la fusion ?

PAPE DIOUF: Tout à fait parce que lui même part pour un nouveau défi et qui ne sera pas que sportif. Devant les déclarations de Nicolas Sarkozy et de Bertrand Delanoë de construire un Grand Paris, Président Aulas a décidé de passer à l'action. Il ne veut surtout pas rester les bras croisés à voir les autres nous écraser un peu plus. En France il n'y a que Paris qui existe, cela a été une erreur historique et depuis les choses ont très peu bougées. L'Etat nous a fait croire à un possible changement avec ses décentralisations, mais un final nous nous retrouvons toujours aussi abandonnés. Comme pour la fusion de nos deux clubs, Président Aulas a pensé à rapprocher nos deux villes et à en faire une mégalopole, de plus de trois-cent kilomètres de long. Ce beau projet risque de faire du bruit car il recentrera vraiment la France comme elle se doit. Cela fait des années que Paris nous pompe tout l'air. Toutes les villes importantes se trouvant sur la ligne TGV type Avignon et Aix-en-Provence seront rasées. Il ne s'y passe rien et cela ne sert non plus à rien de rester sur nos acquis. Il faut faire table rase du passé et penser à l'avenir. C'est exactement ce que Président Aulas compte faire. Notre nouvelle ville s'appellera Marlyon.

RICARD BURTON: Et vous Pape, vous vous cantonnerez simplement à votre rôle de dirigeant d'équipe de l'OML ?

PAPE DIOUF: Il est étonnant que vous utilisiez ce terme de cantonner, Ricard. Car c'est effectivement en pensant à mon ami Eric Cantona que l'envie de faire du cinéma me titillait depuis un petit bout de temps. Mais j'attendais le projet adéquat, le bon script vous savez. Et puis, je ne voulais pas donner ma carrière entre les mains de n'importe lequel des réalisateurs à la noix. C'est pourquoi lorsque Francis Veber, que l'on connaît tous comme étant le roi de la comédie à la française, m'a proposé de faire une série de films sur mon nom, j'ai accepté presque aussi immédiatement. En plus le concept est déclinable presque à l'infini puisque tout part de moi alors vous savez, des pitchs et des situations, nous en avons à foison. Par exemple il y aura Pape à mobile, Pape à Poule, Pape de Problèmes, Pape sur la Bouche.

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Lyon fait une offre à Christinao Ronaldo  posté le mercredi 25 juin 2008 10:56

Blog de ricardburton :Ricard Burton, Lyon fait une offre à Christinao Ronaldo

RICARD BURTON:Jean-Michel Aulas, vous avez décidément la folie des grandeurs en ce début d'été.

JEAN MICHEL AULAS: Je l'ai clairement dit et répété. La prochaine saison sera dédiée à la Ligue des Champions. Nous allons faire des sacrifices mais il était important que mes actionnaires et les supporters aient une équipe sur laquelle compter. J'ai fait une offre pour Christiano Ronaldo et il y a véritablement des chances pour qu'il nous rejoigne.

RICARD BURTON: Qu'est ce qui vous fait croire cela Président ?

JEAN MICHEL AULAS: Le joueur est jeune. Sur sa route vers le Real, il pourra s'arrêter par chez nous. Il y fait bon, on y mange bien. Et puis quoi, le Real est peut-être un grand club mais dans le championnat, qui a t-il à affronter ? Sorti du Barça ? Excusez moi mais ce championnat, sorti de ces deux équipes, il pèse pas lourd.  Villareal, Bilbao, cela ne fait pas trop rêver me semble t-il. Ici il y a nous, le PSG, Bordeaux, Monaco. Je reste persuadé que le challenge peut plaire au jeune homme. Nous ne pouvons faire la même offre mirobolante que le Real et c'est pour cela que je fais cette offre le jour des soldes. Ronaldo vient d'une famille modeste, je suis sûr qu'il comprendra. J'ai parlé longuement hier soir avec lui. C'est un attaquant exquis, qui aime le football français et en plus il est beau gosse. Il connaît la carrière de Bernard Lama par cœur. Il connaît la valeur de notre championnat et il sait très bien que tout peut aller très vite ici.

RICARD BURTON: Tout de même Président, n'avez-vous pas peur que votre offre de 15 millions d'euros soit un peu courte face aux 80 minimum annoncés du côté du Real ?

JEAN MICHEL AULAS: Cher Ricard, si vous étiez sportif et que votre pays, le Cameroun, proposait une somme moindre que l'Angleterre par exemple pour s'attacher vos services, que feriez-vous ? Il faut savoir que, comme vous, ce joueur marche au coup de cœur.

RICARD BURTON: Justement, il a répété maintes fois qu'il voulait rejoindre la Liga et le Real plus précisément.

JEAN MICHEL AULAS: Oui, eh bien ça mon cher ami, c'était avant que je ne fasse mon offre. Je ne puis affirmer qu'il viendra évidemment, dans le football toutes les aberrations sont possibles. Mais quand je lui ai parlé de Lyon, sa culture gastronomique, quand je lui ai dit que Jean Moulin avait été arrêté dans sa banlieue, que le cinéma avait été inventé chez nous, j'ai senti qu'il pouvait craquer. J'ai cru qu'il se sentait devenir lyonnais.

RICARD BURTON: Bien que vous proposiez à Manchester United 15 millions ? Ce qui équivaut plus ou moins au prix de Ben Arfa.

JEAN MICHEL AULAS: Vous voyez Ricard, c'est ce qui fait que vous êtes journaliste et moi Président. Je suis visionnaire. Ben Arfa vaut effectivement le même prix que Ronaldo. Il est plus jeune, c'est tout. Mais sous le pied, il en a tout autant, si ce n'est plus. Maintenant si Diouf et sa clique veulent l'éduquer à Ben Arfa, qu'ils se fassent plaisir, nous avons personnellement donné. L'autre tournant décisif pour lequel Ronaldo a craqué lors de notre conversation, c'est lorsque je lui ai annoncé que Claude Puel venait entraîner l'équipe, surtout lorsque je lui ai dit que je lui donnais un poste à l'anglaise, plus large. Il se souvenait que Lille avait failli passer en huitièmes sous son coaching. De toutes les façons, il sera plus tranquille dans les rues de Lyon, il y aura moins de ferveur, il pourra plus penser au football que là-bas à Madrid où il déchaînera les passions. Il est encore tout jeune. Ses parents sont d'accord avec moi surtout llorsqu eje leur ai promis une belle loge dans mon immeuble.

RICARD BURTON: Et vous pourrez vous permettre de lui donner le salaire auquel il prétend ?

JEAN MICHEL AULAS: Oui. Nous allons faire des économies. Comme le gouvernement le préconise avec la sécu, nous ferons des économies sur les médecins et préparateurs physiques du groupe. Avec un peu de Synthol et d'aspirine, les joueurs devraient s'en sortir. Ensuite avec les maillots floqués à son nom, nous devrions dégager pas mal d'argent. Aussi, je vais certainement vendre Cris, Grosso et consorts pour mettre des défenseurs moins gourmands derrière. Parce que je vais vous dire, et Claude Puel est d'accord, avec un attaquant comme lui, il va mettre tellement de buts qu'on aura pas besoin de bons défenseurs. Si déjà il arrive à mettre près de quarante buts en 1ère league, ici on peut aisément penser qu'il en plantera le double. Et puis j'ai vu avec son agent la possibilité de construire une tribune spéciale Ronaldo, placée en face du banc de touche, pour les privilégiés. Il y aura très peu de places et l'abonnement à l'année sera de trois cent milles euros. C'est beaucoup mais nous avons quelques nouveaux riches dans la région et ils seront prêts à payer un telle somme, je me suis évidemment renseigné. Donc vous voyez avec tous ces avantages, je pense que je peux prétendre réellement à recruter ce joueur. Pour gagner cette Ligue des Champions, il faut que nous nous en donnions les moyens. Je veux que les gens en aient pour leur argent et je veux être pris au sérieux cette année.

RICARD BURTON: N'avez-vous pas peur qu'à terme la flambée du pétrole influe sur le pouvoir d'achat et donc sur la venue des gens dans le nouveau stade que vous allez construire ou simplement pour se payer un abonnement à Canal+ pour suivre vos matchs ?

JEAN MICHEL AULAS: Pour être tout à fait honnête, moi la hausse des prix, je ne la sens pas. Je crois savoir qu'elle existe et encore. Comment croire les journaux télévisés ? Les mêmes qui nous vendent à chaque fois l'insécurité, la hausse des violences. Lorsqu'on va faire mes courses, il y a toujours autant d'argent dans le porte monnaie à l'arrivée. Ce n'est peut-être pas original mais pour celui qui veut travailler c'est possible et celui qui travaille correctement, avec respect, il gagne sa vie. Alors peut-être pas assez pour passer des nuits dans des palaces ou se payer un match en tribune présidentielle mais je peux vous assurer qu'il aura toujours assez pour se payer un abonnement à Canal ou son téléphone portable. La société de consommation a réinventé les besoins des gens, elle en a créés. Ce n'est pas par hasard que des sociétés comme Lagardère deviennent média à 100%. Avec la prolifération des sites, des publicités, des chaînes du câble, je peux vous assurer que la ferveur du football ne va que croître. Il faut noyer les gens sous toute cette communication, il faut les éduquer car vous savez comme moi qu'ils ne le font pas eux-mêmes. Il faut être ferme et répressif, ce n'est pas par hasard que je suis devenu sept fois champion

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Laure Manaudou défilera le 14 Juillet  posté le lundi 23 juin 2008 10:23

Blog de ricardburton :Ricard Burton, Laure Manaudou défilera le 14 Juillet

RICARD BURTON: Laure Manaudou, merci de nous donner de votre temps durant votre entraînement.

LAURE MANAUDOU: Je ne m'entraîne pas en ce moment, je n'ai pas le temps entre mes shootings, les soirées, les apéros avec mes potes, je n'ai même pas le temps de me laver.

RICARD BURTON: Nous sommes tous pendus à votre performance aux jeux olympiques de Pékin. Vous êtes excitée ?

LAURE MANAUDOU: Je sais que beaucoup de journalistes aimeraient m'entendre dire que oui, beaucoup, mais pas par les Jeux. Mais avec vous Ricard, je sais que je suis tranquille. Vous avez beaucoup de respect pour nous les artistes aquatiques. Vous savez ce qui m'excite déjà énormément dans un premier temps ? Défiler sur les Champs-Elysées pour le 14 Juillet. Monsieur Pinault, mon mécène, m'a gentiment demandé d'y participer. Et quand j'ai su que Bachar El Assad était convié, mon sang n'a fait qu'un tour, moi et ma famille sommes admirateurs de tout ce qu'il a accompli. Pour l'occasion, il y aura un couloir d'eau allant de l'Arc de Triomphe à la Concorde. Je ferai un aller jusqu'à rejoindre un dauphin. Nous symboliserons à nous deux l'union de la méditerranée.

RICARD BURTON: Bien que l'incident soit passé et qu'il faut l'oublier pour aller de l'avant, qu'est-il advenu de vos photos volées, celles où vous apparaissiez nue ?

LAURE MANAUDOU: J'ai réussi à ravoir les originales. Je n'ai jamais réussi à savoir qui les avais prises. Je venais de remporter un titre, on avait fait une fête à la maison, vous croyez franchement que je peux me souvenir de qui a pris la photo ? En reparler est très difficile pour moi, je préfère tirer un trait dessus. Nous avons été très marqués. Jusqu'à mon père qui a mis toute la série sur son fond d'écran pour ne pas oublier.

RICARD BURTON: J'ai entendu dire que vous aviez voulu transformer cet épisode en quelque chose de positif. Vous pouvez m'en dire plus ?

LAURE MANAUDOU: Comme je vous l'ai dit, j'ai récupéré les originaux et j'organise une vente aux enchères au mois de Juillet pour les victimes de champignons et autres psoriasis en milieu aquatique.

RICARD BURTON: J'ai entendu dire que Philippe Lucas cherche à vous reprendre par tous les moyens.

LAURE MANAUDOU: Cela est arrivé exactement au moment où les photos sont apparues sur le net. Il n'a pas arrêté de m'appeler et de me laisser des tonnes de messages. J'ai fait une croix sur ce type, c'est un sale gars, mauvaise mentalité. Et dire qu'il représente le non-conformisme à la télévision. Je prépare un livre en quatre tomes sur notre relation.

RICARD BURTON: Pékin alors ? Comment l'imaginez-vous ?

LAURE MANAUDOU: Plutôt sympa, moi de toutes les façons je l'ai déjà dit, j'y vais pour préparer la coupe du monde. Je ne me sens pas prête pour cette compétition, cela ne sert à rien d'insister. J'espère que je pourrai sortir du village olympique et m'amuser un peu avec les touristes.

RICARD BURTON: Comment expliquez-vous cette côte de popularité ?

LAURE MANAUDOU: En faisant la couverture de Paris Match tous les mois ce n'est pas trop compliqué. Avec Carla Sarkozy nous faisons le pari de laquelle des deux fera le plus de couvertures cette année. Je vous dis, avec les virées que je me prépare à Pékin, je vais en faire au moins deux et si ce n'est pas suffisant, j'ai prévu de me faire éclater la jambe par Robert Ménard. Nous aurons tous les deux besoin de publicité à ce moment là.

RICARD BURTON: Je sais que plusieurs émissions se sont mises sur les rangs pour vous faire signer un contrat lorsque vous arreterez la compétition de haut niveau. Vous savez déjà avec qui vous vous engagerez ?

LAURE MANAUDOU: Déjà pas avec Intervilles. Ils me harcèlent pour que je vienne faire le pitre. Non il faudra que j'en parle avec Monsieur Pinault. Il me conseille sur tout. Même lorsque nous allons faire nos courses au Bon Marché tous les deux, il me dit: "non petite pouliche tu devrais manger ça... non petite pouliche tu ne devrais pas adresser la parole à cette vendeuse.... non petite pouliche tu ne devrais pas acheter ces dessous, ils ne sont vraiment pas à ta taille". C'est un être exquis avec qui j'apprends chaque jour. Je conseille à chaque jeune sportive de venir signer chez lui, il compte agrandir son écurie. Moi j'aimerais bien présenter le journal du vingt heures. Direct 8 semblerait disposé à m'accueillir.
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